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Ils sont des êtres que le temps ne peut tuer; des êtres vivant la nuit et craignant le jour, terrifiant certains, adorés par d'autre... des immortels.

Je tournais la page de mon roman lorsque ma lampe de chevet s'éteignit brusquement. Je sortis du tiroir de ma table de nuit, une bougie et un briquet. Ma bougie allumée, je décidai d'aller remettre les fusibles qui avaient dût sauter, sans même me chausser ou passer quelque chose sur ma chemise de nuit.

Me déplacer dans le noir ne me posai aucun souci, j'avais toujours habité cette maison et en connaissais tout les coins et recoins, alors marcher avec en plus une bougie, cela devenait d'une simplicité enfantine... Voulant aller remettre les fusibles, je descendis à la cave.

Puis soudain, j'entendis un cri, un cri perçant, un cri effroyable, le cri de quelque un de terroriser... On m'avait souvent fait la remarque que j'étais une personne très froide et insensible et que sous mes dehors de petite fille, j'étais un être dépourvue de sentiments ... et il est vrai qu'en cet instant, je n'ai rien ressenti en entendant ce hurlement...

C'était ma mère qui avait ainsi donné la voix, il n'y avait aucun doute possible. Elle n'avait jamais, pour une raison qui m'était inconnu, aimé rester dans le noir. Alors s'éveiller, voir sa lampe éteinte et ne pouvoir la rallumer avait dût être un choc. Mais plutôt que d'aller la voire, je préférai me rendre au panneau électrique. Mon père, éveille par tant d'agitation devait déjà la réconforter, attendant que le courant soit rétablit.

En arrivant devant la porte de la cave, je m'étonnais de n'avoir encore croisé personne... Butler notre major - d'homme aurait dût arriver avant moi et rétablir le courant depuis un moment; pourtant il n'était pas là ...

Je poussai donc la porte... dans la cave. A la lueur de ma bougie, je vis alors Butler, épingle au mur tel un papillon... Une mare de sang à ses pieds ... Je lâchais ma bougie sous le choc. Je quittais la cave en courant, soudain terrifiée, et montais vers la chambre de mes parents ...

Arrivant près de la porte... un courant d'air froid s'échappa de la pièce. L'air était glacial et je sus que tout avait changé... Je ne voyais rien et pourtant savais ce que mes yeux ne pouvais voire. Je fis un pas. Mon pied, nu, se posa dans un liquide chaud, légèrement visqueux. Je frissonnais d'abord d'effroi, puis jugulais la peur qui s'insinuait en moi tel un poison fatal.

« _C'est de ta faute s'ils sont morts... » Me susurra une voix froide et envoûtante
« _Pourquoi serait-ce de ma faute ? » demandais je d'une voix que je m'efforçais à garder calme.
« _Tu n'es pas venue les aider... »
« _A quoi cela aurait-il servi? Ils sont morts, c'est de leur faute, non la mienne. »
« _Tu n'as pas l'air de tenir beaucoup à ta famille!...
_Tu sembles ne pas avoir peur de moi, ou du moins, suffisamment de cran pour réprimer ta peur... »
« _Pourquoi devrai-je avoir peur ? »
« _Parce que j'ai tué ta famille! Tu es seule et sans défenses, je pourrais te faire connaître de même sort! »
« _Et alors? Tuez moi, je n'es que faire! »
« _Tu es bien sûre de toi jeune fille... »

La voix était telle un sortilège: envoûtante, calme comme la mort, froide et pourtant douce et enchanteresse.

« _Je commence à beaucoup t'apprécier... et tu dis n'avoir pas peur de mourir? »
« _En effet! D'autant plus que je n'ai rien à perdre »
« _Dans ce cas, je vais te faire un présent d'une valeur inestimable! Je vais faire de toi l'une des nôtres... »

Je senti alors quatre pointes froides, canines d'une vampire, s'enfoncer doucement dans mon cou; des images me vinrent, erreurs de perceptions ou souvenirs... Puis, à mesure que je me sentais défaillir, des sentiments s'accrochèrent à mon c½ur qui se glaçait: une peur viscérale du jour, une soif de sang, une envie de meurtre, et un raffinement... la joie de savoir que je pourrais toujours voir la lune.

Mes cheveux foncèrent, mes yeux percèrent l'obscurité, mes canines s'allongèrent, et une sensation plus forte que tout s'emparait de moi, brûlant mon être tous entier jusqu'à mon âme, telle une renaissance morbide et violente...

« _ Tu es maintenant des nôtres...une immortelle... »
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# Posté le dimanche 16 août 2009 21:04

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 14:38

Une histoire qui jamais ne pourra avoir lieu !

Une histoire qui jamais ne pourra avoir lieu !
Il était tard ce soir là, le quai était désert ou presque, il n'y avait qu'une jeune fille, un homme d'un certain âge et lui. L'homme était assez loin sur le quai tandis que la jeune fille se tenait sur le bord du quai devant lui, lui tournant le dos. Il ne voyait d'elle que ses cheveux bruns, lisses, lâchés sur ses épaules et le dos de sa longue veste noire qui frôlait le sol du quai.

N'ayant pas fumé depuis certaine heures, il chercha dans ses poches son paquet de cigarettes, en vain.

C'est alors qu'il s'approcha de la jeune fille, souhaitant lui demander si par hasard elle n'avait pas une cigarette à lui donner, afin d'estomper son manque de nicotine. Arrivant à sa hauteur, après lui avoir exprimer sa requête, il aperçut ses yeux, bleu, soulignés d'un trait de maquillage noir ayant coulé à cause des larmes qui inondaient les yeux de la jeune fille.

Oubliant ce pourquoi il était venu, il tente de la réconforter, ne sachant trop quoi lui dire. Le RER arrive... La jeune fille esquisse un pas, le RER se rapproche... le jeune homme n'a pas le temps de réagir, juste le temps de voir la scène. Au moment où le RER passe devant eux, la jeune fille se laisse tomber en arrière. Elle ne voit pas le visage choqué du jeune homme, maintenant constellé de tache d'un sang qui n'est pas le sien..

Alister se réveille en sursaut dans son lit, couvert de sueurs, son c½ur battant la chamade. Il a rêvé,... oui, ce n'était qu'un rêve,...un simple rêve... ou plutôt un cauchemar... Il se lève, saisit le paquet de cigarette sur la table de nuit, ouvre sa fenetre et fume, se calmant peu à peu. Déjà son rêve s'est effacé...

7h00. le réveil sonne. Alister se lève avec difficultés, se douche, s'habille et, à 7h15, après avoir lacé ses rangers, sort de chez lui, en direction du RER. C'est chaque matin la même chose: le quai bondé de gens irrascibles et pressés. Il allume une cigarette en attendant son train... tous les matins se ressemblent. 45 minutes de transports dans le train bondé de gens pressés, pour être à 8 heures au lycée.

Puis passer quatre longues heures à gratter des cours qu'il juge sans intérêt, separée en deux part une maleureuse pause de dix minuttes. Puis une pause d'une heure pour pouvoir manger. Puis de nouveau quatre longues heures à noter des cours, aussi peu intéressants que les cours de la matinée (sinon pire...).

A 17h15, sortant du lycée, Alister se rendit comme souvent à la bibliothèque, voir s'il pouvait si rendre utile. Il aimait se rendre là bas, lire, ou aider les bibliothécaires à ranger, classer, réparer les innombrables ouvrages, ou simplement lire. Bien peu de jeunes allaient à la bibliothèque ; ils trouvaient cet endroit ennuyeux à cause du silence et des règles strictes qui y étaient en vigueur. 

Jusqu'à 21 heures, Alister aida à ranger les ouvrages rendus, à enregistrer les livres récemment arrivés et à réparer les plus anciens qui finissaient immanquablement par s'abîmer.

Quittant la bibliothèque, il reprit les transports. Il était tard et à cette heure ci, il n'y avait plus grand monde sur le quai. Il y avait une jeune fille, un homme d'un certain âge et lui. L'homme était loin sur le quai tandis que la jeune fille se tenait sur le bord du quai devant lui, lui tournant le dos. Il le voyait d'elle que ses cheveux bruns, lisses, lâchés sur ses épaules et le dos de sa longue veste noire qui frôlait le sol du quai.

Il chercha dans ses poches son paquet de cigarettes, en vain, il avait du l'oublier à la bibliothèque.

Il s'approcha de la jeune fille, souhaitant lui demander si par hasard elle n'avait pas une cigarette à lui donner. Arrivant à sa hauteur, alors qu'il allait lui exprimer sa requête, il aperçoit ses yeux, bleu, soulignés d'un trait de maquillage noir ayant coulé à cause des larmes qui inondaient les yeux de la jeune fille.

Oubliant sa requête, il tente de la réconforter, il ne sait trop quoi lui dire. Le RER arrive... soudain, Alister se rappela de son rêve de la nuit passée : la jeune fille... Au moment où cette dernière esquissa un pas en direction du train qui filait vers eux, Alister la saisit par le poignet, la ramena vers lui et la prit dans ses bras...

Adorable non ?

Mais malheureusement on ne rêve jamais du futur et Alister n'a pas saisit la jeune fille par le poignet, il n'a pas eu le temps de la rattraper, et il n'a que le temps de voir le visage inonder de larmes de la jeune fille, avant qu'elle ne soit emporter par le RER, freinant avec difficultés... son visage constellé de tache d'un sang qui n'est pas le sien... .

# Posté le vendredi 24 juillet 2009 19:50

Modifié le mercredi 12 août 2009 22:38